03.12.2009
Quelle formation des maîtres en Europe ?
Quelle formation des maîtres en Europe ?
Un séminaire international se déroulera les 8 et 9 décembre sur le thème suivant :
Quelle formation des maîtres en Europe ?
à l'IUFM de Franche-Comté,
Amphithéâtre de Fourcroy,
Fort Griffon, Besançon.
Différents points seront abordés :
o Existe-t-il une coopération européenne dans le domaine de la formation ?
o Le rôle de l’état dans la formation des maîtres : les décentralisations européennes.
o Choix politique de formation : les critères de qualité.
15:52 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : séminaire, education nationale, formation des maîtres
24.11.2009
Les droits de l'homme valent-ils aussi... pour les professeurs ???
Les droits de l'homme valent-ils aussi...
pour les professeurs ???
By soseducation
Cher collègue,
Vous avez sans doute lu dans le journal Le Monde du dimanche 22 novembre 2009 l'histoire atroce de notre collègue Claudine Lespagnol, professeur d'anglais au Lycée Jean-Lurçat dans le 13ème arrondissement de Paris.
Claudine a demandé à ses élèves d'arrêter de téléphoner et d'envoyer des SMS en classe. Elle n'a pas confisqué de téléphone puisque, comme vous le savez, c'est interdit.
Résultat immédiat, ses élèves ont signé - à la quasi-unanimité de la classe - une lettre au proviseur dans laquelle ils lui « conseillent vivement d'opérer un changement de prof ».
Certains élèves ont également écrit à Claudine pour lui demander d'arrêter immédiatement de leur faire des remarques au sujet de leur téléphone portable :
« Si ce n'est pas le cas et qu'il n'y a aucun effort de changement de votre part, nous n'avons plus que quelques mots à vous dire : allez vous faire enc... »...
De plus, pour la « punir », ils lui ont volé la clé USB sur laquelle elle a ses cours.
Vous et moi devons réagir immédiatement.
Ces agressions ignobles envers notre collègue seraient normalement passibles de poursuites pénales, pour vol et injures, peut-être même pour menaces, si elle était un citoyen normal.
Mais seulement voilà : Claudine n'est qu'un simple professeur de l'Éducation nationale.
Dans son cas, les Droits de l'homme semblent ne pas s'appliquer !!
En effet, elle n'a reçu que très peu de soutien de la hiérarchie.
Elle aura dû attendre un mois pour qu'enfin l'inspecteur d'académie se déplace. Et encore : il s'est contenté pour le moment d'un simple rappel à l'ordre sous le faux prétexte que « les punitions collectives » sont interdites par le règlement !!!
Pourtant, c'est bien les uns après les autres que les élèves ont signé cette pétition et se sont engagés pour demander la tête de leur professeur...
Et ils vont peut-être obtenir gain de cause : de sources syndicales, il est question de remplacer Claudine par un autre professeur au nom de la « continuité du service public » !!!
Le proviseur, d'abord en arrêt maladie, lui aurait finalement apporté son soutien.
La seule solidarité qu'elle a reçue pour l'instant est celle de ses collègues, qui ont débrayé depuis jeudi 19 novembre.
JUSQU'À QUAND LES PROFESSEURS VONT-ILS CONTINUER À SE LAISSER MENACER ET HUMILIER ?
Ne sommes-nous que des moins que rien ?
Des citoyens sans aucun droit, et que des devoirs ?
N'y aura-t-il personne pour faire la moindre remarque à nos élèves, pour qu'ils arrêtent de nous cracher dessus, et parfois pire encore ?
C'est pourquoi je vous demande de signer la pétition au ministre de l'Éducation nationale Luc Chatel, en solidarité avec notre collègue Claudine Lespagnol.
Ce qui se passe là est d'une gravité sans précédent. Notre collègue doit recevoir notre soutien, il y va de notre dignité.
Personnellement, si après avoir demandé à mes élèves d'arrêter de jouer avec leur portable en classe, je recevais de leur part un tissu d'insultes aussi violentes, et que la hiérarchie leur donnait raison, je me sentirais humilié, sali, déshonoré, jusqu'au plus profond de moi-même.
Heureusement, il semble que Claudine soit d'une force morale exceptionnelle, et qu'elle tienne le choc jusqu'à présent.
Mais ce n'est pas une raison pour la laisser toute seule. C'est pourquoi signer cette pétition de solidarité avec elle est si important. Et j'espère que vous la transmettrez immédiatement à tous les collègues !!
Les élèves le savent : circulaire après circulaire, toute la réglementation que le ministère de l'Éducation Nationale a savamment écrite jour après jour, est là pour défendre « l'enfant roi » contre la « tyrannie » de l'enseignant, pour que le professeur n'abuse pas de sa supériorité d'adulte ...
Il faut bien reconnaître que nous-mêmes, nous ne savons parfois plus ce que nous avons le droit de faire. Chaque fois que l'on réprimande un élève, on se demande toujours si on en a bien le droit.
D'ailleurs, les élèves sont les premiers à vous le faire remarquer : « M'sieur, vous avez pas le droit de faire ça ». Ils vous expliquent ce qui est interdit. Avisez-vous de leur demander de se taire, certains osent vous rétorquer qu'on est en démocratie et que tout le monde a le droit de s'exprimer !
Et n'oubliez pas que de votre côté ce n'est pas la même chose. Si un élève vous menace, il faut qu'il vous menace deux fois avant que vous ne puissiez faire quelque chose. Les avertissements ? Depuis trois ans, il est interdit de les faire figurer sur le bulletin scolaire.
Ça rime à quoi ?
Aujourd'hui, on a ruiné l'autorité des professeurs parce que l'on a considéré que l'autorité c'est l'application d'une procédure.
Le résultat est tout simplement CATASTROPHIQUE, et ce sont les élèves eux-mêmes qui en sont les victimes également.
Car si nous ne pouvons plus faire cours, que vont-ils apprendre ? Comment peuvent-ils préparer leur avenir ???
Notre devoir d'éducateurs est de mettre fin à cette situation ubuesque. Mais pour l'heure, il y a vraiment le feu à la maison et je vous demande de signer la pétition.
Je vous tiendrai évidemment au courant des résultats et des suites que nous donnerons à cette action, avec tous les membres de l'association SOS Éducation.
Et surtout, faites passer à tous les COLLEGUES !!!
Un grand merci,
David Barbaud
Professeur certifié d'histoire-géographie
Gisors, le 24 novembre 2009
Mots-clefs : Solidarité
19:10 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education nationale, professeurs, droits de l'homme
19.11.2009
Assistance scolaire MAIF
Depuis 10 ans, la MAIF met gratuitement à la disposition de ses adhérents www.assistancescolaire.com, un
service pour les enfants, parents et enseignants qui propose, du CP à la Terminale, des
exercices assortis de fiches de révision permettant d'établir un lien véritable entre le travail en
classe et celui de la maison.
Dans le cadre de l'effort national face aux risques de pandémie grippale et les premières
fermetures d'établissements, la MAIF et son partenaire Rue des écoles ont décidé d'ouvrir
gratuitement www.assistancescolaire.com à l'ensemble des écoliers, collégiens et lycéens
de France.
Vous pouvez partager le plus largement possible cette information avec votre entourage, la
gratuité du service restant valable jusqu'à la fin déclarée des risques de pandémie.
Avec la même volonté, la MAIF et son partenaire Rue des écoles rendent également gratuit
www.cap-concours.fr, un site permettant aux étudiants de préparer leur entrée dans les métiers
de l'enseignement, de l'administration, de la sécurité nationale, du sanitaire et du social.
Résolument engagée pour favoriser l'éducation pour tous et ouverte à celles et ceux qui
partagent ses valeurs, la MAIF vous remercie par avance au nom des personnes susceptibles
d'avoir besoin de ces services et que vous aurez informées.
14:06 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education nationale, santé
17.11.2009
Les jardins d’éveil : une belle étiquette, un contenu à dénoncer
L’actualité éducative du N°476 de novembre 2009
par Hubert Montagner
mardi, 27 octobre 2009
Plutôt que des structures privées et coûteuses pour les familles, il faut imaginer de nouvelles passerelles entre la petite enfance et l’école. Pour plus de détails sur le point de vue d’Hubert Montagner, on pourra se reporter à son article dans le Journal des Éducateurs de Jeunes Enfants (EJE) d’octobre 2009.
Les rapports des parlementaires qui ont nourri l’idée des « jardins d’éveil » masquent mal une manipulation de l’opinion publique et de la classe politique. Aucun de leurs arguments ne justifie la création de structures spécifiques qui seraient réservées aux enfants âgés de deux à trois ans. En effet, ces enfants ne se caractérisent nullement par des besoins et des particularités qui en feraient des êtres fondamentalement différents des enfants âgés de trois à quatre ans, ceux qui sont accueillis en petite section d’école maternelle. En fait, les « jardins d’éveil » ne reposent ni sur des caractéristiques fondamentalement différentes d’une classe d’âge à l’autre ni sur une prise en compte de l’intérêt des enfants et de leur famille. C’est une diversion qui ne répond pas aux besoins et aux demandes croissantes des familles pour que l’accueil de leur enfant se fasse dans des conditions qui préservent son bien-être, son intégrité, son développement et ses équilibres.
En soulignant que les jardins d’éveil visent la préparation à la préscolarisation, les parlementaires ne préparent-ils pas l’opinion publique à la disparition des petites sections de l’école maternelle puis, progressivement, à celle des moyennes et grandes sections ? Structures d’accueil et d’éducation payantes, les jardins d’éveil seront un cheval de Troie au bénéfice des promoteurs très prisés par le pouvoir politique actuel. Les entreprises privées auront un boulevard pour répondre aux appels d’offres : projets standards apparemment moins coû teux, mais non adaptés à l’accueil, aux besoins et aux particularités des enfants. L’accueil dans un jardin d’éveil sera dissuasif et discriminant pour les familles dont les moyens financiers ne seront pas suffisants, même avec un coût indexé sur les revenus. Faut-il rappeler que l’école maternelle est gratuite et ouverte à tous les milieux sociaux et ethniques grâce à la solidarité nationale et communale qui s’est maintenue dans la République au cours du XXe siècle ? Le président de la République et son gouvernement ignorent-ils que de nombreuses familles, en difficulté malgré les aides sociales, ne pourront pas envisager de payer tous les mois à leur enfant une place au jardin d’éveil ? La régression sociale et humaniste est en marche forcée avec les enfants pour principales victimes. On ne peut donc laisser l’engrenage des jardins d’éveil se mettre en place. Il est urgent que, en dehors des dogmes et des intérêts personnels, claniques ou politiques, il y ait une vraie réflexion communale, départementale, régionale et nationale sur les besoins, les finalités, les missions et les enjeux des différentes structures éducatives, en particulier l’école maternelle, et que leur importance pour les équilibres de l’enfant (et de sa famille) soit mieux expliquée à l’opinion publique.
Il y a sans doute à inventer. Mais certainement pas ces jardins d’éveil. Il faut au contraire améliorer les deux structures que la France a inventées au XIXe siècle : la crèche et l’école maternelle. Et aussi créer de nouvelles entités qui soient intermédiaires et passerelles entre la crèche et l’école comme les « crèches-écoles enfantines ». Ces structures permettraient d’assurer entre deux et quatre ans une continuité sans rupture dans la satisfaction des besoins basiques et universels qui perdurent (protection, sécurité, alimentation, hydratation, propreté et soins corporels, sommeil) et dans le « façonnement » des constructions, acquisitions et apprentissages au rythme de chacun. On parle encore trop souvent de retard ou de déficit dans telle façon d’être, façon de faire, capacité, conduite, pour souligner celles qui ne sont pas encore observées chez certains enfants alors qu’elles sont évidentes chez la plupart des pairs du même âge ou plus jeunes. Le plus souvent, il suffit d’attendre quelques semaines ou quelques mois pour que les enfants « en retard » ou « déficitaires » soient comparables aux autres, en tout cas peu différents, voire « en avance » pour d’autres aspects. Tout devient possible si on crée des structures au fonctionnement flexible et adapté qui reçoivent dans les mêmes lieux les enfants de deux à trois ans et ceux de trois à quatre ans : des lieux conçus pour permettre aux différents enfants de passer à tout moment et à leur rythme d’un petit groupe à un plus grand groupe, et d’une classe d’âge à une autre, tout en restant dans des limites qui évitent de trop grands écarts de compétences liées au développement individuel (par exemple, le passage d’un ou de plusieurs enfants d’un groupe de deux ans et demi à un groupe de trois ans et demi, et inversement), mais aussi de passer sans appréhension, anxiété, stress ou détresse d’une activité à une autre. C’est l’objectif « des crèches-écoles enfantines » présentées dans le numéro de juin-juillet 2009 du Journal des Éducateurs de Jeunes Enfants. Les « crèches-écoles enfantines » seraient gratuites et ouvertes à tous les enfants de tous les milieux sociaux et ethniques dès l’âge de deux ans jusqu’à quatre ans, en interaction avec les moyennes et grandes sections de l’école maternelle et les établissements spécialisés dans l’accueil des enfants « qui ne sont pas comme les autres ». L’équipe de professionnels serait pluridisciplinaire (auxiliaires de puériculture, éducateurs de jeunes enfants, professeurs des écoles, éducateurs spécialisés des Rased…). Ce sont de telles structures dont les familles ont besoin et non des coquilles vides qui relèvent de l’esbroufe.
Hubert Montagner, ancien directeur de l’unité « Enfance inadaptée » de l’Inserm.
17:01 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education nationale, jardins d'éveil
E.V.S. (Emploi Vie Scolaire)
E.V.S. (Emploi Vie Scolaire)
Monsieur Le Président,
Merci de lire ce message,
Un p'tit bonheur sur une page,
Une douceur… pour l'Education Nationale.
Je le confie à la toile,
La grande toile du progrès,
Afin qu'il tisse les voiles...
De la solidarité,
Et qu'il rayonne aux ondes...
De l'humanité.
Je suis Professeur des Écoles
Dans un petit village de l'Eure,
Trois cents âmes y demeurent,
Et vingt-six élèves à l'école...
Une classe, dite « unique »,
Mais cinq cours, dits multiples...
Dans cette école une chance,
Un p'tit morceau de bonheur,
Qui s'écrit avec ces trois lettres :
Employée de la Vie Scolaire...
Pour l'Education Nationale,
Un p'tit bonheur, c'est pas banal,
Un léger baume sur le coeur
De cette Grande Dame
Un peu... bancale !
Notre bonheur, c'est Géraldine,
En silence elle participe
A la guérison d'la Grande Dame...
Elle est... une Valeur Ajoutée
HUMAINE rentabilité,
Et c'est du bonheur... assuré !
Dès le matin, elle s'active,
C'est sur le net qu'elle s'incline
Les courriers, les notes de service,
Toutes les infos de l'inspectrice,
Et celles de l'Académie...
Mes mots notés au brouillon,
Les comptes-rendus de réunion,
Tapés, imprimés, photocopiés,
Enveloppés, adressés, timbrés,
Prêts à être distribués...
Encadrés, les derniers dessins des CP,
Affichés, sinon... à quoi bon dessiner?
Un CM vient montrer son texte sur le musée,
Elle l'aide à le recopier, à taper sur le clavier...
Afin de ne pas gêner, le travail commencé,
Un autre enfant vient finir avec elle l'exercice,
Elle explique et décortique, redonne de l'énergie...
Rangée la bibliothèque,
Notés les livres prêtés,
Elle prépare la maquette,
La une du journal scolaire...
Ah! Notre petit journal
« Magique », ils l'ont appelé
Quel travail de fourmi,
J'y passerai...... des nuits ?
Sonne la récréation, une mi-temps pour souffler,
Elle me rejoint, souriante, à la main nos deux cafés,
Quelques chaudes gorgées, entre... deux conflits à régler,
Des solutions à trouver, des mots à reformuler,
Une écorchure à soigner, une blessure à consoler...
Et puis... c'est reparti !
Sur les chemins de la connaissance,
Vaincre ainsi sans cesse l'ignorance,
Avec labeur, effort, sérieux,
S'ouvrir l'esprit, être curieux.
Ne pas oublier l'insouciance,
De tous ces êtres en enfance,
La bonne blague !... On la mettra dans le journal,
Les bons gags, et les rires, c'est vital !
Dans les pots
Les peintures sont bien préparées,
Quatre enfants sur un chevalet,
Deux à l'ordi pour recopier,
Les autres en dessin sur papier,
.…Sans elle, jamais...
Ce ne serait si bien géré.
Le soir, coup de fil...
C'est Géraldine,
A sa voix, je perçois,
Une blessure qui abîme...
Ecoute, me dit-elle... c'est à pleurer !
Du « Pôle Emploi » j'ai reçu... un imprimé,
Dans quelques semaines, c'est marqué,
Votre contrat est terminé...
Ils me demandent ce que j'ai fait,
Pour trouver un futur emploi…
Sa voix se fêle... « J'ai..un emploi! »
Ils me demandent ce que j'ai fait,
pour me former, pour m'insérer,
Sa voix se gèle.... puis accélère : « Je...suis formée,
depuis trois ans, j'me sens utile, insérée et c'est varié,
pas bien payé, mais… j'veux rester ! »
Sa voix s'étrangle... c'est à pleurer...
Ils me demandent mes compétences
C'que j'ai acquis, que vais-je répondre?
Il y a l'espace… d'UNE LIGNE
UNE LIGNE… mais tu te rends compte !
J'ai honte, honte... Il aurait fallu UNE PAGE
Au moins UNE PAGE pour répondre,
J'ai honte, honte… pour notre Grande Dame
Pour ceux qui l'ont créée, l'ont fait évoluer,
Qui a tant appris aux enfants, Qui a tant encore à leur apprendre..
Et Géraldine ???
On n' lui dira même pas MERCI
Bien sûr, pas de parachute doré,
Et même pas d'indemnité.
Ils lui précisent... Oh!… comme ils disent
D'étudier ses droits... pour… le R.M.I.
Elle a raison... c'est à pleurer..
Alors qu'on demande chaque jour,
A nos élèves de dire « Bonjour »
De dire « Au revoir » et.... « Merci »
De s' respecter, d'être poli
Comme vous dites, Monsieur Sarkozy...
Que vais-je dire, à la p'tite fille,
Qui l'autre jour, près de moi, s'est assise,
Et, toute fièrement, m'a dit:
« Tu sais, Maîtresse, moi, quand j'serai grande,
J'irai au collège, comme mon grand frère,
J'irai au lycée, j'passerai mon bac,
Et je ferai... comme Géraldine! »
Je sursaute.. Mon coeur se serre… C'est à pleurer.
C. Picavet
Professeur des écoles
à l'école des Livres Magiques
Saint-Grégoire du Vièvre (Eure)
En hommage à toutes les Géraldine, Florence, Sabrina, Laurence, Elodie,
à tous les Philippe, Sébastien, et bien d'autres qui ont valorisé mon
travail, et participé à la guérison d'la Grande Dame...
qui est encore bien malade...
Je ne crois pas à la peur, je crois à la force et à la magie des mots,
Et pour garder notre bonheur, il suffirait de quelques Euros...
Quel patron, quelle entreprise, après trois ans de formation,
Jetterait son salarié, pour prendre un autre, recommencer ?
Quel jardinier, quel paysan, brûlerait sa récolte mûre, après avoir semé,
soigné?
Je n'ai pas fumé la moquette
Je veux seulement que l'on arrête,
De prendre les gens pour des pions,
Qu'on arrête de tourner en rond !
Torpillé le « Chagrin d'école »
En mille miettes de BONHEUR !
En l'honneur de tous ces p'tits bonheurs…
INONDONS LE NET
les amis, les décideurs,
les chômeurs, les travailleurs,
les directeurs, les inspecteurs,
employés et professeurs,
députés, ministres,
r'm'istes ou artistes,
chanteurs, compositeurs, rapeurs, slameurs,
radios, journaux, télés,
et à tous ceux qui sont… parents... d'un enfant..
enfin à chaque être humain de ce pays
qui j'espère un jour dans sa vie,
a bénéficié d'un peu de bonheur,
de cette Valeur Ajoutée
HUMAINE rentabilité,
dans le giron de la Grande Dame.
P.S: Ironie..... A la rentrée, c'est presque sûr
Notre petite école rurale
Sera dotée d'une Valeur Matérielle Ajoutée,
Des fonds ont été débloqués,
Huit ordinateurs et un tableau interactif
Une « classe numérique »
Nous serons à la pointe du progrès ! Et pour cela, je serai formée !
Mais, qui m'aidera à installer, et à gérer, sans Valeur
Humaine Ajoutée !
Catherine

16:47 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education nationale, emploi, chômage
10.11.2009
Du nouveau sur le site internet académique à propos des prestations d'action sociale
Après consultation et validation par les membres de la commission académique d’action sociale (CAAS), une nouvelle action sociale d’initiative académique (ASIA) intitulée « Participation aux frais d’hospitalisation d’un proche malade », est mise en ligne sur le site web académique.
Sont concernés par la mise en oeuvre de cette prestation, les ayants droit appelés à être hospitalisés ou bien confrontés à l’hospitalisation de leur conjoint (marié ou Pacsé) ou de leur(s) enfant(s) fiscalement à charge dans un établissement de soins éloigné de leur domicile personnel.
Toutes les informations relatives aux bénéficiaires, aux conditions d’attribution et au montant de la prestation ainsi que le formulaire de demande sont en ligne sur le site web à l’adresse suivante :
http://www.ac-besancon.fr/spip.php?article1800/
Par ailleurs, toutes les informations relatives au prêt immobilier à taux zéro, pour les enseignants ainsi que le formulaire de demande d’attestation d’affectation, sont également en ligne sur le site web académique à l’adresse suivante :
12:01 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, education nationale
09.11.2009
La Ville de Cahors donne l'exemple
Le non renouvellement des subventions aux écoles privées
Publié par Mediapart.fr par Charles Conte
"Le 26 juin dernier, le conseil municipal de Cahors (46), a voté le « non renouvellement de l’accord liant la ville de Cahors aux établissements d’enseignement privé sous contrat d’association pour la prise en charge des dépenses de fonctionnement matériel des classes maternelles ».
Cette décision prend effet dès la rentrée 2009. Pendant l’année scolaire 2008-2009, 58.684 euros avaient été alloués à deux maternelles privées, soit 624,30 euros par enfant.
"Par position politique et philosophique plus que financière ou stratégique » précise l’adjointe chargée des affaires scolaires, ce crédit est intégralement reversé à l’Ecole publique car celle-ci « doit jouer un rôle fédérateur au centre d’un quartier ou d’un village ».
La loi n’oblige à financer que l’externat pour les classes des écoles élémentaires sous contrat d’association dans le cadre de l’article 4 de la loi Debré du 31 décembre 1959, avec interdiction de financer l’investissement ou toute autre dépense non explicitement mise à la charge de la commune conformément à la loi Goblet du 30 octobre 1886.
Le financement des classes pré élémentaires y compris sous contrat d’association et des écoles sous contrat simple est facultatif. Si la commune a donné son accord, elle peut décider de ne pas le renouveler. D’autre part, « les collectivités locales ne sont pas tenues d’étendre aux élèves de l’enseignement privé les mesures sociales à caractère facultatif qu’elles prennent au bénéfice des élèves de l’enseignement public », cette décision est confirmée à de multiples reprises par le Conseil d’Etat (5 juillet 1985, Ville d’Albi; 14 janvier 1987, Département du Pas-de-Calais…
La commune de Cahors précise «qu’elle respecte la liberté de choix des parents d’élèves, mais que la collectivité ne pouvait assumer les choix individuels », la « discrimination, c’est de financer une école religieuse ou particulière », « une république laïque doit assumer la séparation de l’Eglise et de l’Etat, ce qui veut dire, que nous, élus, sommes garants devant les citoyens du respect de la laïcité ».
Extrait du site ; « alpy78.over-blog.com <http://alpy78.over-blog.com/> »
02:26 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education nationale
08.10.2009
Cagnotte contre l'absentéisme scolaire

11:40 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education nationale
Cagnotte contre l'absentéisme au Lycée
par Catherine Kintzler, auteur de "Qu'est-ce que la laïcité", publié chez Vrin, 2007.
| « Dans l’académie de Créteil, six classes de lycées professionnels verront leur assiduité récompensée par le financement de projets de groupe pouvant aller jusqu’à 10.000 euros par an » (source : Le Figaro 2 octobre 2009). Il est même question d’étendre cette expérience. C’est oublier que si les élèves travaillent au sens libéral du terme (comme Socrate travaillait), s’ils travaillent sur eux-mêmes, ils ne travaillent pas exactement au sens du circuit économique. Leur travail est une praxis et non une poïèsis1 - y compris lorsqu’il s’agit d’enseignement professionnel (on relira à ce sujet le Quatrième mémoire sur l’instruction publique de Condorcet, consacré à « l’enseignement des professions »). Et même si l’éducation est pour un pays une forme d’investissement, c’est aussi et avant tout une « combinaison pour assurer la liberté », comme le précisait encore Condorcet. Avec ce mélange des genres se pose bien le problème qui alerte l’opinion. Osons les gros mots : un problème moral. N’entendait-on pas hier (5 oct.) sur une chaîne de radio une auditrice expliquer au téléphone que Face à ces inepties dangereuses parce qu’elles remplacent l’éducation par le dressage et l’instruction par le conditionnement, parce qu’elles traitent les êtres humains comme des produits à finaliser, on est soulagé d’entendre un célèbre humoriste matinal déclarer, imitant la bougonnerie savoureuse de Jean-Pierre Bacri :
Nicolas Cantelou et ses collaborateurs ont les idées claires : en effet les profs, eux, travaillent au sens ordinaire du terme, et ils doivent être payés pour leurs efforts au travail. Mais c’est à eux qu’on tient le discours moral : voyons, vous n’avez pas besoin d’un bon salaire, vous faites le plus beau métier du monde et vous avez tant de satisfactions ! D’ailleurs, c’est bien connu : les professeurs sont des ringards comme Spinoza.
|
06:05 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education nationale
30.09.2009
Le CNAL demande l’abrogation de la loi Carle et dénonce le principe de parité « public-privé »
La LAICITE éternelle cause de déstabilisation de notre démocratie par la "réaction" :
Le programme du Conseil national de la Résistance et sa cohérence mis à mal très vite après la Libération par la 4ème ; lois Debré du début de la 5ème, 1960, qui ont provoqué une pétition nationale et ... la démission d'André Boulloche, Compagnon de la Libération, ministre du Général de Gaulle, etc ...
Et aujourd'hui !
Vous avez dit "revanchards" ?
JA59
Déclaration du CNAL :
Le CNAL demande l’abrogation de la loi Carle et dénonce le principe de parité « public-privé » :
La loi Carle vient d’être adoptée. Si elle réduit considérablement le champ d’application de l’ex-article 89, elle n’en annule pas pour autant le principe de « parité » que nous contestons. La réduction du nombre d’élèves concernés, n’est ainsi pour le CNAL qu’une satisfaction comptable. Cela ne change rien au fond du problème.
Avec la loi Carle, nous assistons à un glissement dangereux. En effet ce qui « déclenche » le financement du forfait n’est plus le contrat qui lie la commune avec son école privée mais le choix d’une famille qui décide de scolariser son enfant dans un établissement privé d’une autre commune. C’est une étape vers un libre marché scolaire.
De surcroît, le maire subit ce choix et n’a pas d’accord préalable à donner. La loi Carle bafoue ainsi, le principe de libre administration des collectivités locales. Le maire ne sait, en effet, qu’a posteriori qu’il doit financer un ou plusieurs forfaits.
C’est pourquoi, Le CNAL demande l’abrogation de la loi CARLE. Par ailleurs, Le CNAL se réjouit que, comme il l’avait demandé, un recours en Conseil Constitutionnel soit engagé par les députés ayant voté contre cette loi. Le CNAL appelle les élus locaux concernés par la loi CARLE à ne pas payer et appelle les citoyens comme les maires à multiplier les contentieux.
Pour le CNAL, il faut en finir avec ces concessions incessantes accordées aux écoles privées. Rappelons que celles-ci reçoivent chaque année plus de 10 milliards d’euros d’argent public (Etat et collectivités locales) pour développer un « caractère propre » quasi exclusivement catholique. Il est grand temps pour le CNAL que l’Etat arrête de financer la concurrence à son Ecole publique, laïque et gratuite.
Paris, le 28 septembre 2009
Laurent Escure
Secrétaire Général du CNAL
06 82 84 91 18
* Le CNAL est composé des DDEN, de la FCPE, de La Ligue de l’Enseignement, du SE-UNSA et de l’UNSA-Education.
08:34 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, laïcité, education nationale



