30.11.2009

Agenda de manifestations scientifiques

Colloque  - du 22/01/2010 au 22/01/2010

Les Hivernales de la Société Française de Psychologie : Crises, paroles de psys.

Controverses et débats, le vendredi 22 janvier 2010. Grand amphi MGEN, 3 square Max-Hymans, Paris 15ème.

Les récentes mutations idéologiques, sociales, économiques de la société confrontent chacun à de nouvelles contraintes et à de nouvelles exigences. Qu'en disent les psychologues ?

Conférence  - du 06/12/2009 au 06/12/2009

La question des nombres dans les systèmes vivants

Conférence le 6 décembre 2009 à 16h30 à l'Ecole Normale Supérieure

Conférence à destination du grand public le dimanche 6 décembre à 16h30 à l'Ecole Normale Supérieure qui sera animée par Denis Guedj, historien des sciences, mathématicien et écrivain, auteur du Théorème du perroquet.

Conférences  - du 03/11/2009 au 01/06/2010

Mardis Muséum, les rendez-vous de la science

De novembre 2009 à juin 2010 au Muséum de Nantes

Un mardi par mois, le Muséum d'histoire naturelle de Nantes invite un chercheur à venir exposer le sujet de ses recherches.

Exposition  - du 08/04/2009 au 11/04/2010

L'or des Amériques

Muséum National d'Histoire Naturelle
L'histoire de l'Or des Amériques est contée à travers de nombreuses illustrations, plus de 280 objets rares, vidéos ou dispositifs originaux.

Petites annonces

PETITES ANNONCES
RENCONTRES
Astronaute recherche femme lunatique.
Artificier cherche femme canon.
Sourd rencontrerait sourde pour trouver terrain d'entente.
Jeune homme désintéressé épouserait jeune fille laide même fortunée.
Abeille épouserait frelon. Lune de miel assurée.
EMPLOI
Metteur en scène cherche nain pour petit rôle dans court métrage.
Cherchons décoratrice d'intérieur connaissant bien Louis XV et ayant moins de 30 ans.
On recherche deux hommes de paille (1 grand, 1 petit) pour tirage au sort.
Cannibale mélomane cherche travail dans opéra-bouffe.
Offre bonne place de gardien de vaches. Paiement par traites.
Inventeur produit amaigrissant cherche grossiste.
ACHAT - VENTE
Cause fausse alerte, vends cercueil en ébène, jamais servi.
Chien à vendre : mange n'importe quoi. Adore les enfants.
Vends robe de mariée portée une seule fois par erreur.
Petit prix : un lot de livres auxquels il manque la plupart des pages. Conviendrait à une personne n'aimant pas la lecture.
A vendre : lot de 5 insignes du Mouvement de Libération de la Femme. Cause : mariage.
A vendre jolie collection de pots de vin.
SERVICES
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The Beach Boys - Good Vibrations


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Speed Painting : vous connaissez ?

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57,5 % des Suisses sont-ils d’extrême droite ?

57,5 % des Suisses sont-ils d’extrême droite ?

Riposte Laique - lundi 30 novembre 2009

C’est ce dimanche 29 novembre qu’avait lieu la fameuse « votation » : un référendum d’initiative populaire, où l’on proposait aux Suisses d’interdire constitutionnellement la construction de minarets, symbole davantage politique que religieux selon les initiateurs du projet.

Contrairement aux prévisions des instituts de sondage, les Suisses ont approuvé très majoritairement l’initiative « anti-minarets » : à 57,5% ! Et le « oui » l’emporte dans 22 cantons sur 26.

Ce résultat n’est pas sans rappeler le « non » au référendum sur le Traité de Constitution Européenne en France. Il évoque également le fameux référendum corse de Nicolas Sarkozy, en 2003.

En effet, quasiment toute la classe politique suisse, de la droite à la gauche, des écolos aux curés, des patrons aux pasteurs, avait fait un matraquage médiatique incessant depuis des mois pour le « non » à l’interdiction, en diabolisant quiconque ne partageait pas leur pensée unique (« xénophobes », « racistes », « intolérants », etc., on connaît la chanson…)

Même le Président de la Confédération, qui d’ordinaire par neutralité n’intervient jamais dans les référendums suisses, avait appelé publiquement à voter « non ». Même la très islamophile Caroline Fourest, nouvelle fonctionnaire d’Eurabia, avait été appelée à la rescousse – ainsi que Tariq Ramadan – par la Télévision Suisse Romande : http://www.youtube.com/watch ?v=jcaMV3riIPQ

Elle a été jusqu’à dire aux Suisses que les minarets ne posaient pas davantage de problèmes que les clochers des Eglises !

En vain ! Les Suisses ont compris à 57,5% ce qu’est l’islam politique et conquérant, dont les minarets représentent pour eux un symbole fort.

Les Suisses ont compris que derrière les minarets, il y aurait forcément le muezzin, puis encore d’autres revendications incessantes. Ils ont compris qu’ils sont confrontés à une véritable guerre, ou un néo-colonialisme veut mettre à bas toutes les conquêtes démocratiques et les valeurs progressistes qui animent les pays européens.

Ils ont compris ce que disait le "musulman modéré" Erdogan, devenu chef d’Etat turc, en 1997 : « Les mosquées sont nos casernes, les minarets nos baïonnettes, les dômes nos casques et les croyants nos soldats. »

Ils ont voté en conséquence, n’en déplaise aux Fourest et à toute la classe politique et médiatique.

Riposte Laïque a une pensée particulière pour deux résistants suisses avec lesquels nous sommes entrés en contact depuis un bon moment : David Vaucher, le président du Mosci (Mouvement Suisse contre l’Islamisation) et Mireille Vallette, une des rares socialistes suisses lucide sur la gravité de l’offensive islamiste. C’est grâce à des résistants comme eux que ce résultat a été possible, on les embrasse bien fort.

http://www.ripostelaique.com/L-islamisation-en-Suisse-et-...

http://www.ripostelaique.com/Mireille-Vallette-socialiste...

Cette votation est un coup de tonnerre diplomatique et géopolitique dont nous reparlerons dans les jours à venir.

En effet, des pays musulmans avaient menacé de boycotter la Suisse en cas de victoire du « oui » (ou même en cas d’un « oui » minoritaire important). Le gouvernement helvétique a prévu un dispositif exceptionnel de sécurité pour ses ambassades et ses ressortissants en terre d’islam, en craignant des réactions violentes comme celles qui ont eu lieu lors des publications des caricatures de Mahomet.

Le conseiller national Oskar Freysinger, l’un des rares défendeurs du « oui » entendu dans les médias, demande une protection policière exceptionnelle suite à des menaces de mort qu’il a reçues. « Je ne veux pas finir dans la peau de Théo Van Gogh », a-t-il dit à la Radio Suisse Romande.

Il est tout de même curieux de prévoir tant de réactions hostiles de la part de musulmans ou de pays musulmans qui persécutent les autres cultes en terre d’islam, voire qui y interdisent la construction d’églises, avec ou sans clochers !

Bien évidemment, toute la presse se déchaîne contre ce vote, en Suisse comme en France.

Donc 57,5% des Suisses sont "d’extrême-droite" ?

J’ai regardé le journal télévisé de la TSR ce soir. Consternation générale : journalistes, politiciens, pasteurs et responsables musulmans tiraient une gueule d’enterrement comme c’est pas possible. Aucune explication intelligente du vote, aucune reconnaissance de leurs erreurs de jugement. Bref un mépris total de la "vox populi" : en gros, les électeurs se sont trompés, pas nous.

En France, Libération.fr a consacré un article (évidemment orienté) au résultat de la votation. J’ai eu le temps de lire des dizaines de réactions qui soutenaient le vote des Suisses et demandaient qu’on fasse la même chose en France, etc... Puis soudain Libé a décidé de fermer l’article à tout commentaire : http://www.liberation.fr/monde/0101605697-les-suisses-aur...

"Libération a décidé de ne pas ouvrir cet article aux commentaires."

Bon voyons... Qu’ils continuent comme ça, tous ces censeurs ! Le vote suisse ouvre une brêche énorme dans le politiquement correct, et ce n’est qu’un début. Les peuples d’Europe en ont marre de l’islam, des musulmans prosélytes et de tous les problèmes qu’ils posent.

Et aucun politique ne prend officiellement la mesure de ce RAS LE BOL général.

Nous faisons confiance à notre ami Pascal Hilout, qui sera auditionné par la mission parlementaire, ce mercredi, à 19 heures, pour faire passer au mieux ce message.

Mais à quand une telle initiative en France ?

29.11.2009

La banque du Vatican au cœur d’une nouvelle "affaire"

Rome :

La banque du Vatican au cœur d’une nouvelle "affaire"

Elle servirait de couverture à des bénéficiaires non identifiés

 

Rome, 26 novembre 2009 (Apic) Une fois encore, l’Institut pour les oeuvres de religion (IOR) se retrouve au cœur d’une affaire avec l’ouverture d’une enquête du Parquet de Rome sur certains comptes courants ouverts dans une agence de la banque Unicredit située Via della Conciliazione, à deux pas du Vatican.

 

Le 26 novembre 2009, de nombreux journaux italiens ont rapporté les soupçons qui pèsent sur la "banque du Vatican" de servir de couverture à des bénéficiaires dont l’identité reste à déterminer. Une banque déjà secouée par de nombreux scandales financiers dans les années 1980 et 1990.

 

La police enquête sur des transactions bancaires du Vatican,

selon des médias italiens

 

De THE ASSOCIATED PRESS (CP) – jeudi 26 novembre 2009

 

ROME — Des enquêteurs examinent des transactions bancaires du Vatican portant sur des dizaines de millions d'euros pour déterminer si d'éventuelles violations de la législation sur le blanchiment d'argent ont été commises, ont annoncé jeudi des médias italiens.

 

La banque centrale italienne a démenti avoir alerté la police financière au sujet des transactions. Elle a refusé de commenter les informations des médias selon lesquelles des transactions s'élevant à environ 60 millions d'euros par an pendant trois ans à partir de 2003 faisaient l'objet d'une enquête.

 

Selon les informations données par deux journaux et une chaîne de télévision, les transactions auraient eu lieu dans une succursale proche du Vatican de la défunte Banca di Roma, qui a depuis été absorbée par la banque Unicredit.

 

Unicredit et le Vatican se sont refusés à tout commentaire. La police financière n'avait pas réagi dans l'immédiat.

 

http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/AL...

 

Portrait

Massimo Ciancimino :

au nom du père et du fils...

LE MONDE | 26.11.09

 

Il fallait le voir sortir de chez lui, à Bologne, ce matin-là. Bondissant comme un elfe. Massimo Ciancimino, 45 ans, s'est d'abord précipité chez le marchand de journaux pour acheter pas moins d'une dizaine de quotidiens, puis nous a entraîné dans un café. Son escorte de deux policiers venait d'arriver, lui permettant enfin de mettre le nez dehors. Eux, blousons noirs et chaussures de tennis comme tous les flics du monde ; lui, veste bleu marine, chemise à rayures et pochette assortie, au poignet droit une Rolex, au poignet gauche un assortiment de bracelets.

 

C'est donc lui, cet homme vieilli dans un corps de préado, ce type au regard espiègle où passent des éclairs d'inquiétude, qui fait trembler l'Italie en relançant par ses confessions spontanées des enquêtes vieilles de plus de vingt ans où sont mêlés aussi étroitement que secrètement l'Etat et Cosa Nostra ?

 

Une première interview, en décembre 2007 accordée à l'hebdomadaire Panorama, lui vaut d'être convoqué par les juges de Sicile qui enquêtent pour démêler les fils compliqués qui relient services secrets, police, mafia et politiques dans les attentats contre les juges Giovanni Falcone et Paolo Borsellino en 1992. Tractations secrètes, corruption en tout genre...

 

C'est qu'il a tant de choses à dire, lui, le fils de l'ancien maire ripou de Palerme, Vito, mort de cause naturelle, en 2002, à l'âge de 78 ans. Dans l'appartement de la très chic via Liberta ou dans la maison familiale de Mondello, il a vu défiler le gratin de la pègre et de la politique : boss, demi-sel, entrepreneurs en quête de marchés, ministres et députés à la recherche de protection. Parmi ces visiteurs du soir, un certain Bernardo Provenzano, "chef des chefs", arrêté en 2006 et condamné douze fois à perpétuité. Massimo s'en souvient très bien : "Il venait une ou deux fois par mois, même en pleine nuit. Il était toujours reçu immédiatement par mon père. Ensemble ils buvaient de la camomille." L'ère Vito Ciancimino à Palerme sera marquée par un nombre record d'appels d'offres attribués à des entreprises de Corleone, la petite ville de Sicile d'où Vito, tout comme Bernardo Provenzano, est originaire.

 

Du coffre d'une banque de Vaduz (Liechtenstein) où sont consignés les documents les plus explosifs de son père, Massimo Ciancimino a déjà rapporté le manuscrit original prouvant qu'une tractation a bel et bien eu lieu, en 1992, entre l'Etat et Cosa Nostra afin que cessent les tueries. En échange de la "paix civile", la mafia exigeait, entre autres choses, un adoucissement du régime carcéral pour ses membres emprisonnés et... la détaxation de l'essence en Sicile !

 

A la mi-novembre, Massimo Ciancimino a déposé sur la table des enquêteurs une liasse de messages émanant de Bernardo Provenzano. Adressés à Vito Ciancimino, ils évoquent un sénateur ami de Cosa Nostra. Pour les "mafiologues", il n'y a aucun doute : il s'agit de Marcello Dell'Utri, un des fondateurs de Forza Italia en 1994, le parti de Silvio Berlusconi avec lequel il parviendra pour la première fois au pouvoir. Condamné à neuf ans de prison en première instance, Dell'Utri est également désigné par un repenti de justice, Gaspare Spatuzza, pour avoir été en contact avec la mafia.

 

Qu'est-ce qui fait parler Massimo Ciancimino ? Et si tard ? "J'étais spectateur", dit-il pour rejeter l'accusation de complicité. Il ajoute : "En Sicile, ce mélange des genres est permanent." Une vengeance contre ce père haï, mais fidèlement servi ? "Il avait peur que je tourne mal. Tous les soirs, il me passait au pied une chaîne de 10 mètres pour m'empêcher de sortir. Il me tenait comme ça et par l'argent. C'est le pire que l'on puisse imaginer."

 

Pourtant, le jeune Massimo devient au cours des années le chauffeur, l'accompagnateur, l'homme de confiance de son père. Dans le code de Cosa Nostra, il est dit que les fils ne peuvent trahir les pères, aussi durs soient-ils. Massimo regarde, épie, commence à comprendre et se tait. Mieux : il le suit au gré de ses arrêts domiciliaires et, quand Vito est incarcéré en 1992, Massimo lui offre son appui constant. Sans illusions ? Devant sa tasse de café, jouant avec ses deux téléphones, il explique : "En Sicile, il n'y pas de héros positifs, ils disparaissent rapidement. Mon père, lui, a survécu..."

 

En 2002, avec la mort de Don Vito, le nom de Ciancimino sent le soufre. Massimo est dans le collimateur. Ses affaires (vente de montres Rolex, achat et revente de matières premières en Russie et au Kazakhstan) l'exposent à la curiosité des enquêteurs, qui le soupçonnent de blanchir le trésor accumulé par son père dans ses années fastes. Il est placé sur écoute. De ses conversations enregistrées émergent des contrats fabuleux, des euros par millions... En mars 2007, Massimo Ciancimino est condamné, en première instance, à cinq ans et huit mois de prison. Au passage, 60 millions d'euros lui sont confisqués. Il s'étonne : "Je paye pour ses fautes."

 

Cette condamnation est peut-être une autre des clés pour comprendre ses confessions. Une coopération en échange de l'indulgence des magistrats qui le jugeront en appel ? "C'est possible", explique Gianluigi Nuzzi, auteur de Vaticano SpA, publié en 2008 aux éditions Chiarelettere. Dans ce best-seller - non traduit en français -, Massimo Ciancimino a raconté qu'il se rendait avec son père à la banque du Vatican pour y déposer l'argent de la corruption. "Mais, en parlant, continue Nuzzi, il prend plus de risques qu'il n'en courait en prison."

 

Les risques sont réels. Massimo Ciancimino dérange aussi bien les mafiosi craignant pour leurs affaires que les politiques obligés de retrouver la mémoire. Il ne compte plus les lettres anonymes. La Sicile n'est plus un lieu sûr pour lui. Son appartement de Palerme a été cambriolé. Il a choisi la calme Bologne, ville de son épouse, pour continuer à mener son business de trader et gérer sa notoriété. Au Café de Paris, où il nous a conduit, on lui réserve la meilleure table. A ses côtés, les deux policiers de son escorte lui préparent sa revue de presse en ouvrant les journaux aux pages qui le concernent.

 

Manque encore une clé pour comprendre. C'est Francesco La Licata, Sicilien et spécialiste de la mafia du quotidien La Stampa, aujourd'hui à la retraite, qui la donne. "C'est la naissance de son fils, il y a cinq ans, qui l'a poussé à revisiter son passé et à s'interroger." Un enfant pour laver les fautes du père et redonner un peu de vernis au nom de Ciancimino ? Massimo acquiesce : "On ne choisit pas sa naissance, mais on peut décider comment vivre. Je ne ferai pas avec Vito Andrea, mon fils, les erreurs que mon père a faites avec moi."

 

Vito Andrea ? Vito comme l'autre ? Massimo Ciancimino est surpris de notre étonnement : "Je ne crois pas à la prédestination."

 

Philippe Ridet

 

Parcours

 

1963 Naissance à Palerme (Sicile).

1980 Commence à travailler avec son père, Vito.

2002 Mort de Vito.

2004 Naissance de son fils, Vito Andrea.

2007 Condamné à cinq ans et huit mois de prison pour "blanchiment", il fait appel.

2009 Révèle, en octobre, documents à l'appui, l'existence de tractations entre l'Etat et Cosa Nostra.

 

Le Monde du 27.11.09

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/11/26/massimo-c...

 

Berlusconi veut "étrangler" les auteurs de films et de livres sur la mafia

LEMONDE.FR avec AFP | 28.11.09

 

Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, qui selon un repenti aurait eu des liens avec la mafia, a menacé, samedi 28 novembre, d'"étrangler" les auteurs de films et de livres sur Cosa Nostra, qui donneraient une piètre image de l'Italie à travers le monde. "Si je trouve qui est l'auteur de (la série télévisée à succès) 'La Pieuvre' et qui a écrit des livres sur la mafia, je jure que je l'étrangle", a déclaré M. Berlusconi lors d'une réunion publique à Olbia, en Sardaigne.

 

Devant de jeunes militants de son parti, M. Berlusconi aurait également qualifié d'infondées et infamantes les informations de presse émettant l'hypothèse de son implication dans des attentats commis par la mafia en 1992 et 1993, ont rapporté plusieurs médias italiens. Ces déclarations interviennent alors que le procureur en chef du parquet de Florence, Giuseppe Quattrocchi, a démenti samedi les informations de presse selon lesquelles une enquête pour association mafieuse aurait été ouverte sur M. Berlusconi et son fidèle collaborateur, Marcello Dell'Utri, à propos de ces massacres. "Ce qui dit (le quotidien) Libero n'est pas vrai", a-t-il affirmé.

 

L'enquête sur les attentats de 1993, notamment celui des Offices à Florence, avait été archivée en 1998, mais a pu être rouverte grâce aux déclarations à la justice du repenti Gaspare Spatuzza. Selon lui, MM. Berlusconi et Dell'Utri auraient été les interlocuteurs privilégiés de son boss, Giuseppe Graviano, dans le monde politique.

 

Marcello Dell'Utri, aujourd'hui sénateur, a commencé sa vie professionnelle comme employé de banque en Sicile avant de rejoindre la Fininvest, la holding de Silvio Berlusconi. Il est un des fondateurs de Forza Italia, le mouvement créé en 1994 pour lancer M. Berlusconi en politique. Accusé d'avoir été "l'intermédiaire et l'homme providentiel" pour préparer l'arrivée sur la scène politique italienne de forces bien disposées à l'égard de Cosa Nostra, il a été condamné à neuf ans de prison pour association mafieuse mais a fait appel du jugement.

 

La cour d'appel de Palerme, transférée à Turin pour des raisons de sécurité, doit entendre vendredi le témoignage de M. Spatuzza.

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/11/28/berluscon...

Un message de Eric Alauzet et de Claude Girard

Bonjour ,

J'ai le plaisir de vous inviter à une réunion que nous organisons avec mon collègue Claude Girard, Conseiller général du canton Nord - Est de Besançon.

 

Nous aurons l'occasion d'y échanger sur deux thèmes importants qui ressortent de nos responsabiltiés respectives, le Revenu de solidarité active (RSA) et le développement durable dans Doubs 2017.

Mardi 10 décembre - 20h

Salle polyvalente du Collège Camus

100 rue de Vesoul

Besançon

 

Au plaisir de nous y retrouver.

Bien cordialement.

Eric Alauzet

Méfie-toi des baisers…

Méfie-toi des baisers, fillette à l'âme chaste.

Méfie-toi des baisers, jeune homme au cœur trop pur.

Les baisers sont menteurs, les baisers sont néfastes,

Les baisers sont impurs.

 

Songe à tout ce que cache un baiser qu'on dérobe,

Dans ce contact intime et longtemps désiré,

Ô combien de bacilles, ô combien de microbes

Sur tes lèvres aimées.

 

La salive contient des miasmes toxiques

Dans la proportion de quatre-vingt pour cent.

On croit donner son cœur, mais on pourrit son sang.

Qui dira les dangers d'un baiser romantique ?

 

Car voici les bubons, les boutons, les pustules,

Le delirium tremens et le béribéri,

Le cholera morbus, le chancre des rotules

Que plus rien ne guérit.

 

La grippe H1N1, un mortel poison

En cette fin novembre habite nos alvéoles.

Le grog à l'Armagnac ou la vaccination

Sauront venir à bout de toutes ces véroles.

 

S'il faut malgré tout que pris de folie

On vole un baiser en bravant le danger,

N'oublions jamais que l'antisepsie

Est le seul moyen de nous protéger.

 

Prenons un bain de bouche, eau bouillante et borate,

Couvrons-nous le palais d'une pâte au phénol,

Essuyons-nous les lèvres avec un tampon d'ouate

Bien imbibé d'alcool.

 

Nous étalerons ensuite la pommade stérile,

S'il y a des moustaches nous nous les flamberons,

Et à travers le voile d'une gaze hydrophile

Nous nous embrasserons.

 

Tel sera le baiser d'après les circulaires

Quand demain même l'amour sera pasteurisé.

C'est scientifiquement, consolation dernière,

Que nous serons baisés.

Anonyme

 

Copenhague 2009 : l'ultimatum climatique

Signez l'appel pour que la France se montre à la hauteur du défi climatique !

Ultimatum Climatic 2009
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ON NE NEGOCIE PAS AVEC LE CLIMAT, ON AGIT ...

Du 7 au 18 décembre se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto... Lire la suite

Environ 400 000 personnes ont signé l'appel ULTIMATUM CLIMATIQUE... vous aussi faites entendre votre voix

Rejoignez-nous Maintenant !

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L'ULTIMATUM CLIMATIQUE est une initiative de 11 acteurs majeurs du monde des ONG de la protection de l'environnement, de la solidarité internationale, des droits humains et de l'action humanitaire, pour faire entendre la voix des citoyens et demander au président de la République de négocier à Copenhague un accord à la hauteur des enjeux humains et climatiques.

Laissez Marc Bloch tranquille, M. Sarkozy

Laissez Marc Bloch tranquille, M. Sarkozy,

par Suzette Bloch Nicolas Offenstadt

LE MONDE | 28.11.09

Petite-fille de Marc Bloch et historien médiéviste, nous avons décidé de joindre nos voix pour dire stop à l'utilisation abusive de l'historien, de l'intellectuel, du résistant Marc Bloch par le président de la République, - et ceux qui l'entourent - pour habiller leurs discours idéologiques

Un jour, moi, Suzette Bloch, j'ai demandé à mon père : "Mais comment as-tu fait pour avoir le courage physique de résister à l'occupant ?" Il m'a répondu : "Tu sais, quand tu es agressé, tu ripostes, c'est comme un réflexe, tu ne te poses même pas la question." Mon père s'appelait Louis Bloch. Il était modeste. Ses hauts faits de résistant contre les nazis et leurs auxiliaires français, je les ai appris par le récit d'autres. J'aurais pu poser la question à mon grand-père. Mais je ne l'ai pas connu. Il a été fusillé. Le 16 juin 1944. Il est tombé sous les balles allemandes. Le soir, dans un champ. A Saint-Didier-de-Formans (Ain). Il était lui aussi dans la Résistance. Il s'appelait Marc Bloch. J'aurais pu poser la question à ma grand-mère. Mais je ne l'ai pas connue. Elle est morte le 2 juillet 1944. A Lyon. De douleur, de privations, sans nouvelles de son mari, de ses fils, Etienne, Louis et Daniel, tous engagés dans l'armée de l'ombre. Elle s'appelait Simonne.

Marc, Simonne, Louis m'ont laissé une mémoire, la mémoire d'une famille qui a érigé la liberté d'esprit au rang de première des valeurs humaines. Aujourd'hui, je suis indignée. Au point où j'en arrive à surmonter la timidité que j'ai aussi reçue en héritage. Pour dire "Assez !"

Le 12 novembre à La-Chapelle-en-Vercors, dans la Drôme, le président de la République a prononcé un discours destiné à apporter sa "contribution" au débat qu'il a lancé sur l'"identité nationale", une notion qui ne s'impose en rien et qui peut servir les pires desseins idéologiques. Il en a appelé à mon grand-père à l'appui de son hymne à la France repliée, chrétienne et éternelle. "Honneur", "patrie", "fierté d'être français", "identité nationale française", "héritier de la chrétienté" : ces termes sont légion dans ce discours où le chef de l'Etat prétend décrire ce que doit être sa France, cautionnée par le "plus grand historien".

A plusieurs reprises, pendant la campagne présidentielle, il avait cru bon de citer L'Etrange Défaite, ce retour réflexif sur 1940, écrit par l'historien, qui avait été aussi combattant. Mais là, trop, c'est trop. Je suis révulsée. Pourquoi ce besoin de recourir à Marc Bloch pour se vêtir de ses qualités d'homme irréprochable. Peut-être parce qu'il faut rendre noble et acceptable un débat qui sert à la fois de courtes visées électorales et un projet idéologique de retour au "national", sans rapport aucun avec les engagements et la vision du monde, savant et citoyen, de Marc Bloch.

Je refuse que mon grand-père soit utilisé pour célébrer la patrie selon Nicolas Sarkozy, qui joue de la peur de "l'Autre". "L'étranger" ? "L'immigré" ? Toujours sommé de se justifier, forcément marginalisé par un débat centré sur l'"identité nationale", pourchassé quant il n'est pas "en règle", obligé de se cacher, de cacher ses enfants ou de travailler aux sinistres conditions du travail au noir. Quels sont ces "renoncements" qui menacent la patrie ? Toute cette phraséologie n'a rien à voir avec Marc Bloch, qui s'est battu dans un tout autre contexte contre de vrais ennemis des libertés.

"Je suis, je m'en flatte, un bon citoyen du monde et le moins chauvin des hommes. Historien, je sais tout ce que contenait de vérité le cri fameux de Karl Marx : "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !"", écrivait aussi le médiéviste dans L'Etrange Défaite, soucieux d'articuler son intense patriotisme et de plus larges horizons.

Non, moi, sa petite-fille, je ne veux pas que Marc Bloch soit instrumentalisé par Nicolas Sarkozy. Il n'aurait pas approuvé cette idéologie nationaliste malsaine. Je demande au président de laisser la pensée de mon grand-père à l'étude, à la critique, aux historiens, ainsi qu'à tous les lecteurs de ses oeuvres.

L'historien coauteur de ces lignes doit dire, avec bien d'autres, que le fameux passage cité à plusieurs reprises par le président et ses proches, et encore à La Chapelle-en-Vercors, pour faire croire que l'histoire de France s'adopte comme un tout, comme un animal de compagnie, est un détournement bien abusif. Voici la phrase exacte : "Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l'histoire de France, ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération."

Lorsqu'on remet cette phrase dans son contexte, on comprend qu'elle sert avant tout à dénoncer l'étroitesse d'esprit du patronat des années 1930, incapable de saisir l'élan des luttes ouvrières, et en particulier de celles de 1936. "Dans le Front populaire", ajoute Bloch - le vrai, celui des foules, non des politiciens -, il revivait "quelque chose de l'atmosphère du Champ de Mars, au grand soleil du 14 juillet 1790." Surtout, Marc Bloch dénonce ici l'incapacité des élites à bâtir de grands moments de rassemblement autour des idéaux démocratiques, face à ceux des régimes fascistes. Les spécialistes de Marc Bloch invitent à la prudence dans l'usage de la phrase, déjà formulée pendant la Grande Guerre. Ils en ont proposé de multiples lectures, insistant sur ce double contexte de guerre. A l'évidence, ce genre de discours d'union sacrée est un lieu commun pendant un conflit et mérite d'être entendu dans ce contexte.

Comme d'habitude, le président sort des mots et des icônes de leurs contextes et de leurs engagements pour les peindre aux couleurs du jour, les plus nationales en l'occurrence, oubliant l'époque qui les a produits, empêchant toute compréhension des enjeux du temps. Comme le note l'historien Gérard Noiriel, "alors que Nicolas Sarkozy n'a cessé de stigmatiser la pensée critique comme une menace sur l'identité nationale, Marc Bloch l'a, au contraire, toujours encouragée".

Suzette Bloch est Journaliste, petite-fille de Marc Bloch

Nicolas Offenstadt est Maître de conférences en histoire à l'université Paris-I, auteur de "L'Histoire bling-bling", Stock

Le Monde du 29.11.09

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/11/28/laissez...

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