26.05.2009

Zoom réseau MGEN

ACTUALITES

Site dédié au grand public

Connues pour leurs guides de référence, les éditions Vidal viennent de mettre en ligne un nouveau site consacré à la santé et à destination d’un grand public, intitulé EurekaSanté. Celui-ci informe, notamment sur les maladies bénignes ou graves (causes, symptômes, traitements, prévention…) et sur les médicaments vendus en pharmacie (indications, contre-indications, posologie, effets indésirables…).

(Quotimed.com du 8 avril et Focusinfo.eu du 9 avril)

Recrutement des enseignants

A l’issue de consultations avec les organisations représentatives des personnels de l’EN et de l’Enseignement supérieur sur la réforme du recrutement et de la formation des enseignants, le ministre de l’EN et la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ont apporté des informations complémentaires. Ils précisent, notamment, les modalités concrètes qui conduiront à la mise en place de la réforme définitive au cours de l’année 2010-2011. Ils confirment que pour la session 2010, les contenus des concours resteront en l’état. Pour l’année transitoire 2009-2010, l’inscription en IUFM vaudra également inscription en Master 1ère année par convention avec les universités afin de favoriser le processus de masterisation.

(Dépêche AEF du 31 mars)

http://www.education.gouv.fr/

Grille de salaires pour les fonctionnaires de catégorie B

Une nouvelle grille indiciaire des agents de catégorie B de la fonction publique sera mise en œuvre au cours de la période 2009-2011, ont indiqué, le 10 Eric Woerth, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, et André Santini, secrétaire d’Etat chargé de la Fonction publique. Cette réforme, valable pour les 3 fonctions publiques, prévoit, notamment, un relèvement des indices de rémunération pour les agents en début et fin de carrière.

(Dépêche AEF 10 avril, Tsa-quotidien.fr et Lagazettedescommunes.com 14 avril)

ECONOMIE SOCIALE

Union de 5 mutuelles

5 mutuelles de fonctionnaires (MGEN, MGET, MNT, MNH et Mutuelle des affaires étrangères) ont annoncé la constitution d’une union de représentation commune, l’Union Territoire éducation santé (Unités). Avec 6 millions de personnes protégées, Unités est l’union la plus importante au sein de la FNMF. Pour ces mutuelles, c’est le moyen d’affirmer la spécificité et la prééminence des mutuelles de fonctionnaires dans les 3 fonctions publiques.

(Fil-social.com et Dépêche AEF du 26 mars, Dépêche APM du 27 mars)

Priorité Santé Mutualiste

Après une expérimentation d’un an en Bretagne et en Languedoc-Roussillon, Priorité Santé Mutualiste (PSM), programme d’accompagnement des consommateurs de soins, a débuté une phase dite de généralisation le 2 avril. Ce dispositif, qui propose des services complets en termes d’information et de prévention aux adhérents des mutuelles membres du réseau, est accessible par téléphone au 39 35. 80 mutuelles ont déjà intégré ce réseau, soit plus de 7 millions d’adhérents.

(Fil-Social.com 5 avril, AFIM 2 avril)

ASSURANCE

Souscription à la Maif

La Maif aménage son site Internet en permettant la vente et le paiement en ligne à n’importe quel internaute. 3 univers ont été ajoutés : la santé prévoyance, les services au quotidien et l’épargne /financements. Les cibles sont les particuliers, les enseignants, les établissements d’enseignements et les associations.

(Argus de l’assurance du 17 avril)

PROTECTION SOCIALE

Gestion du régime obligatoire

Selon un sondage TNS Sofres pour MFP Services, sur l’attachement des fonctionnaires à leur régime d’assurance maladie, 91% des fonctionnaires interrogés semblent satisfaits de l’organisme qui gère leur assurance maladie. Une tranche de 83% d’entre eux se dit même attachée au système spécifique des fonctionnaires. 70% se déclarent opposés à la proposition d’amendement qui envisage de demander aux fonctionnaires de choisir l’organisme gestionnaire de leur régime obligatoire d’assurance maladie.

(Espace social européen du 27 mars, Focus-Info.eu du 30 mars)

CA des complémentaires santé

Selon les données publiées par le Fonds de financement de la CMU, le marché de l’assurance complémentaire santé en 2008 représentait 29 milliards € de chiffre d’affaires contre 27,3 milliards en 2007. Depuis 2001, le marché a progressé de 65% soit un taux de croissance annuel moyen de 7,4%. En 2008, le CA a progressé de 3,06% pour les mutuelles, de 9,44% pour les institutions de prévoyance et de 10,48% pour les assureurs. La répartition du CA santé entre les 3 familles d’assureurs évolue lentement mais sûrement. La part des assurance s’accroît constamment depuis 2001 (+4,6 pts) au détriment des mutuelles (-3,65 pts) et des institutions de prévoyance (-0,96 pt).

(Les Echos du 14 avril)

Recettes de la Sécurité sociale

L’Agence centrale des organismes de SS confirme le tassement et le recul prévisible de la masse salariale sur laquelle sont assises les cotisations sociales. La progression n’atteindrait que 0,5% au 1er trimestre 2009 avant une baisse de 0,3% puis de 1% au 2ème et 3ème trimestre.

(Largusdelassurance.com du 20 avril, Liaisons sociales du 22 avril)

MEDECINE SANTE

Gestation pour autrui

L’Ordre des médecins s’est prononcé contre l’autorisation de la gestation pour autrui. L’instance s’inquiète des conséquences psychologiques et médicales pour l’enfant issu d’une GPA, qui serait séparé immédiatement de la femme qui l’a porté, et pour la mère porteuse et son entourage. Elle s’inquiète également du risque de marchandisation du corps humain et de ses dérives.

(Dépêche APM du 26 mars)

Prévention bucco-dentaire

La CNAMTS a lancé une nouvelle campagne d’information multi-supports autour des rendez-vous « M’T dents ». A cette occasion, elle a dressé un bilan à 2 ans du dispositif de prévention lancé en janvier 2007. Ainsi, le taux de participation aux examens de prévention bucco-dentaire « M’T dents », destinés aux jeunes âgés de 6, 9, 12, 15 et 18 ans, a atteint 29% en 2008 (contre 15% en 2007). La CNAMTS observe toutefois des résultats loin des objectifs sur les jeunes de 18 ans (22%).

(Dépêche APM du 27 mars)

Calendrier vaccinal 2009

A l’occasion de la semaine européenne de la vaccination, le calendrier vaccinal 2009 (avec l’avis du Haut conseil de la santé publique), a été publié. Il prévoit un certain nombre des recommandations ayant pour objectifs d’améliorer la vaccination contre l’hépatite B, en particulier chez le nourrisson. Le faible pourcentage de nourrissons et de préadolescents vaccinés serait en partie dû à une réticence des Français à l’égard de ce vaccin. De plus, la ministre de la santé et l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) ont annoncé que la rougeole (600 déclarés en 2008) et une victime en 2009, sera la priorité nationale cette année en terme de vaccination.

(Dépêche APM 17 avril, Le Monde 18 avril, le Figaro, la Croix, le Quotidien du Médecin APM 20 avril, Focusinfo.eu 21 avril)

EDUCATION

Prêt à taux zéro

Le ministère de l’EN a lancé la procédure d’appel d’offre pour sélectionner l’établissement bancaire qui distribuera le prêt à taux zéro destiné aux personnels enseignant du public et du privé. A compter de septembre 2009, pourront bénéficier de ce prêt les enseignants qui font l’acquisition de leur habitation principale dans le cadre d’une 1ère affectation sur un poste d’enseignement ou qui effectuent une mobilité professionnelle et changent de département.

(Dépêche AEF du 27 mars)

Plan anti-intrusions

Selon une circulaire de X. Darcos et M. Alliot-Marie, les recteurs, en lien avec les préfets de département, ont procédé à l'identification des établissements les plus soumis aux intrusions et aux violences. Recteurs et préfets auront jusqu'au 15 mai au plus tard pour rendre compte de la réalisation de diagnostics dans les collèges et les lycées et faire remonter leurs conclusions matérielles, ainsi que d'éventuelles difficultés. Les collèges et lycées les plus soumis aux intrusions et aux violences pourront se voir affecter des « policiers ou gendarmes référents ».

(AEF - Gazette des communes 26/03)

Unités d'enseignement

Les unités d’enseignement dans les établissements et services médico-sociaux ou de santé (modalités de création et d’organisation fixées par arrêté du 2/04/09) ont pour but de permettre la continuité du parcours de formation des élèves handicapés. Elles représentent un élément clé dans la coopération entre l’EN et le secteur médico-social et permettent aux enfants handicapés ou ayant des difficultés d’adaptation de bénéficier d’une éducation appropriée et d’un accompagnement social ou médico-social.

(Tsa-quotidien.fr 9/04 - Fil-social.com14/04)

Colloque de la CPU à Brest

« Reconnaissance de la contribution universitaire dans la chaîne de l'innovation », renforcement du rôle des universités en terme de « formation et de développement territorial », établissement de nouveaux partenariats universités-entreprises, et mise en place d'une réflexion sur les « conditions du développement des universités dans tous les territoires ». Ce sont les quatre grands axes des conclusions provisoires du colloque de la CPU qui vient de s'achever à Brest.

(Dépêche AEF du 27 mars)

Cours du Cned

Le Cned proposera gratuitement ses cours du CP à la Terminale sur un site dédié, « academie-en-ligne.fr ». Ce service répond à une demande du ministre de l’EN pour faire du Cned la « 31e académie » sous la forme d’une académie en ligne. Il sera ouvert aux internautes à partir du 1er juin. Seuls les contenus d’enseignement de la voie générale seront dans un 1er temps proposés.

(Dépêche AEF du 27 mars)

POLITIQUE SOCIALE

Services à la personne

Le 24 mars, le secrétaire d’Etat à l’Emploi, L. Wauquiez, a présenté le plan 2 de développement des services à la personne, qui vise à créer 100 000 emplois par an d’ici 2012. Parmi les objectifs de ce plan, figurent l’amélioration de la qualité de l’emploi et de la professionnalisation des salariés du secteur. Il est aussi question d’étendre la liste des services à la personne ouvrant droit à l’aide fiscale et de renforcer l’offre de services de Pôle emploi dans les services à la personne. Des bons d’achats de services à la personne d’un montant de 200 € seront attribués à 1,5 million de familles dès le mois de juin.

(Les Echos 24-25/03, AEF 24-26/03, APM, Le Figaro, La Gazette des communes 25/03, Liaisons Sociales 26/03, ASH 27/03)

Annuaire sanitaire et social

L’Annuaire sanitaire et social, qui regroupe 40 000 établissements du secteur sanitaire et social vient d’actualiser son site. Celui-ci, destiné non seulement aux professionnels mais aussi au grand public, comporte un nouvel espace, intitulé « fournisseurs et services », ainsi qu’une rubrique qui répertorie les services de soins infirmiers à domicile (SSIAD). Il propose, par ailleurs, d’effectuer différents types de recherches avancées, par spécialités médicales, par thèmes et sélection géographique, ou par proximité géographique.

(Lettre de l’ASH d’avril)

FONCTION PUBLIQUE

Fusion et extinction de corps

Le 6 avril, E. Woerth, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, a annoncé aux organisations syndicales, la mise en place d’un nouveau programme de fusion et d’extinction de corps dans la fonction publique. Cette mesure vise à favoriser la mobilité interministérielle et à instaurer une fonction publique de métiers. Le ministre présentera au mois de juin un programme consolidé de réduction du nombre de corps et de création de corps interministériels. Au 1er janvier 2010, la fonction publique comptera 380 corps contre 685 recensés en 2005.

(AEF 8- 9 avril - Liaisons sociales 10 avril)

Dialogue social dans la Fonction publique

La réforme du dialogue social dans la Fonction publique devra être achevée au 31/12/2013. C’est ce que prévoit le projet de loi relatif à la rénovation du dialogue social dans la Fonction publique présenté au Conseil des ministres du 1er avril. Il se fonde sur les accords de Bercy, signés le 2/06/08 par 6 des 8 fédérations de fonctionnaires (CGT, CFDT, CFE-CGC, Unsa, FSU et Solidaires) qui représentent plus de 75% des personnels. Il porte sur le champ de la négociation, la validité des accords, l’exercice du mandat, l’accès aux élections, les instances du dialogue social.

(AEF 2 avril, Liaisons sociales 6 avril, Communiqué de presse du conseil des ministres, lagazettedescommunes.com et AEF 1er avril)

NOTES DE LECTURE

Carte scolaire du premier degré : rapport 2009. Bilan de la rentrée du premier degré public 2008-2009.  (DGESCO)

Ministère de l'Education nationale, 2009

Résultat de la mise en oeuvre des recommandations formulées par le groupe de travail sur la "carte scolaire Premier degré" en 2000, ce document étudie l'évolution et l'utilisation des moyens en emplois au cours des dix dernières années (1998-2008) dans le premier degré public. Il analyse également les mouvements d'emplois à la rentrée 2008 et depuis l'année 2004, ainsi que le nouveau régime de décharge des directeurs d'école, la situation des primo arrivants et l'enseignement des langues vivantes au cycle 3. Des indicateurs concernant la scolarisation des enfants âgés de 2 ans, les ressources humaines (âge, temps partiel, absence, remplacement des enseignants du premier degré, formation continue), l'encadrement des enseignants par les inspecteurs de l'Education nationale et le nombre de conseillers pédagogiques par enseignant complètent ce document.

@ http://eduscol.education.fr

L'hospitalisation à domicile, une prise en charge qui s'adresse à tous les patients. Exploitation des données du PMSI HAD 2006

Questions d’économie de la santé, n° 140,  mars 2009

Outre le profil des patients hospitalisés à domicile en 2006, sont également analysés les soins qui leur sont administrés et comment la prise en charge en hospitalisation à domicile (HAD) se situe dans la trajectoire des soins. En 2006, plus de deux millions de journées d'HAD ont été réalisées en France métropolitaine. Les patients sont surtout des hommes plutôt âgés et des jeunes mères. Ils répondent à des situations cliniques très diverses et 30% d'entre eux sont moyennement à fortement dépendants. Les soins palliatifs, de cancérologie et de périnatalité sont les principaux motifs d'admission des patients en HAD. Grâce à cette prise en charge, une hospitalisation en établissement de santé a été raccourcie pour un patient sur trois et évitée également pour un patient sur trois.

@ http://www.irdes.fr

Que  choisir n° 469, avril 2009,

Confrontées aux désengagements successifs de la Sécurité sociale et à la mise en place de nouvelles taxes (notamment la taxe sur le chiffre d'affaire pour le financement de la CMU), les mutuelles ont fortement augmenté leurs cotisations ces dernières années. "Que choisir" estime que ces fortes augmentations ne sont pas justifiées en raison, notamment, de la prise en charge à 100% par l'assurance maladie, de plus en plus de patients en ALD. Sachant, en plus, que la chirurgie est prise en charge correctement par la Sécurité sociale, ne resterait aux complémentaires santé que le petit risque santé (affectons chroniques à traitement peu coûteux), juge "Que choisir". Ce dernier estime, en revanche, que les coûts de gestion des mutuelles sont trop élevés. Sur 100 euros de cotisations, les mutuelles en garde en moyenne une vingtaine au titre "des frais de gestion". Sur les 29 mutuelles étudiées, toutes ont augmenté leurs cotisations plus vite que leurs prestations, à trois exceptions près (la MGEN, la Mutuelle Bleue et la CNG-MG).

Présidence de la République, 2009,

S'appuyant sur les divers bilans du Plan cancer 2003-2007, le Pr Grünfeld remarque que "beaucoup reste à faire pour regarder en face la maladie, mieux la comprendre, mieux la prévenir et mieux la soigner".

Le nouveau plan devra s'inscrire dans la continuité du Plan 2003-2007 et reposer sur le socle des mesures de ce premier plan. Il devra mettre l'accent sur la poursuite des efforts de recherche et d'innovation, sur les mesures dirigées vers les personnes les plus vulnérables, les plus exposées au risque de cancer, sur la correction des inégalités de santé face au cancer et enfin sur les initiatives médico-sociales pour mieux accompagner les personnes dans le "vivre après le cancer".

@ http://www.elysee.fr

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Contactez votre Mgen départementale.

Mgen du DOUBS

4 Rue Louis Garnier 25085 BESANCON Cedex 9

Tel : 0821 209 025  - E.mail : sd25@mgenfr

 

 

 

25.05.2009

Cartables sécurisés

 

Cartable Le Mde 21 05 09-1.jpg

 

 

Cartable Le Mde 21 05 09-1.jpg

 

 

21.05.2009

Retraités : découverte du Pays de Montbéliard

 

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Signez la pétition pour la libération de Aung San Suu Kyi

 

Signez la pétition pour la libération de Aung San Suu Kyi à l'adresse ci-dessous :

 

http://www.avaaz.org/fr/free_aung_san_suu_kyi/?cl=2399851...

 

 

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20.05.2009

Horaires de la MGEN Besançon

RAPPEL DES HORAIRES

Votre section MGEN,

4 rue Louis Garnier – 25085 BESANCON Cedex

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de 10h à 17h30 le vendredi

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Jusqu’au 30/05/2009 au n° 0821 209 025

A partir du 01/06/2009 au n° 36 76 (coût d’un appel local depuis un poste fixe)

Le courrier électronique :

sd025@mgen.fr, pour nous joindre facilement

MGEN 4 rue Louis Garnier 25085 BESANCON Cedex 9

19.05.2009

Accord du participe passé

 

Règle grammaticale : l'accord du participe passé se fait avec le nom (ou le pronom) si ce nom (ou pronom) est placé avant le participe.
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Santé : les effets du réchauffement climatique

Santé : les effets du réchauffement climatique

Le réchauffement climatique entraîne de nombreux risques pour la santé. Coups de chaleur, maladies respiratoires ou même paludisme : le point sur l'impact sanitaire du climat.

1. Des canicules mortelles

15 000 décès supplémentaires lors de la canicule d’août 2003 : un bilan qui démontre tout l’impact des vagues de chaleur. Et le réchauffement climatique a "augmenté la probabilité des canicules", d’après l’OMS. Les canicules provoquent des décès de manière directe, par coup de chaleur ou déshydratation. Mais elles aggravent aussi certaines pathologies, comme les maladies cardio-vasculaires, les affections respiratoires, le diabète. Les populations les plus à risque : les personnes âgées, malades, non autonomes, ne disposant pas de climatisation, mais aussi les nourrissons et les citadins. Michel Galliot, de l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc), met en garde : "Malgré les mesures, nous ne pourrons vraisemblablement pas éviter une surmortalité".

2. Un air plus pollué

Autre danger des changements climatiques, les périodes de forte chaleur avec un ensoleillement important et des vents faibles voire absents. Cette situation favorise la stagnation des particules polluantes dans l’air et la formation de "smog". Une brume de pollution plus ou moins visible qui se crée au-dessus des grandes villes. L’Institut de veille sanitaire (InVS) étudie les risques liés à la dégradation atmosphérique dans les principales métropoles françaises. Résultat : l’InVS a pu établir un lien entre la pollution et l’augmentation de la mortalité et des hospitalisations pour causes respiratoires et cardio-vasculaires. Un climat plus chaud et plus humide favorise aussi la prolifération de moisissures dans l’air.

3. Des infections transmises par l’eau

Le réchauffement climatique pose de nombreux problèmes liés à l’eau. Premier danger : l’approvisionnement en eau douce. "Les pays qui ont déjà des problèmes d’accès et les pays très peuplés seront les plus touchés", explique Michel Galliot de l’Onerc. L’humidité et la chaleur augmentent les risques de maladies transmises par l’eau comme le choléra ou la typhoïde. L’élévation de la température de la surface de la mer devrait favoriser le développement de bactéries et virus aquatiques ou le déplacement de micro-algues toxiques. Le danger : la contamination des produits de la mer, provoquant gastro-entérites et septicémies. Même problème avec certaines sources et nappes phréatiques destinées à la consommation humaine.

4. Des problèmes de sécurité alimentaire

La hausse des températures fragilise les cultures et diminue la production. De nombreux pays pauvres risquent de faire face à davantage de problèmes de malnutrition, en particulier les régions subtropicales. La chaleur pourrait également augmenter les risques d’intoxications alimentaires, à cause d’une plus mauvaise conservation des aliments. "Une température modérée à chaude est favorable à la multiplication des germes pathogènes", rappelle l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc). Les vagues de chaleur peuvent menacer le bon maintien de la chaîne du froid des aliments. Les infections aux salmonelles sont par exemple plus fréquentes en été. L’humidité et la chaleur jouent aussi sur le développement de pourritures sur les végétaux.

5. Davantage d’allergies

Une saison pollinique plus longue, davantage de rhinites et de crises d’asthme : les allergiques devraient sentir passer le réchauffement climatique. Plusieurs raisons à cela :

- Tout d’abord, les hivers plus doux et pluvieux avanceraient le début des floraisons.

- La hausse des températures pourrait déplacer la répartition de différentes espèces végétales allergisantes. Notamment l’ambroisie typique de la région Rhône-Alpes vers le nord du pays.

- Davantage de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère signifie aussi davantage de pollen produit par les plantes.

- La pollution de l’air rend également les voies respiratoires et oculaires plus réactives aux allergènes.

6. Une exposition plus intense aux UV

Avec les changements climatiques, la couche d’ozone tend à diminuer. Résultat : les rayons du soleil nous frappent avec plus d’intensité. Selon l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc), "pour 1 % d’ozone en moins, il y a 1 à 2,5 % d’UV en plus". Un meilleur ensoleillement estival pousse également à rester plus longtemps en extérieur. Et donc à recevoir plus d’UV.

La surexposition au soleil reste la première cause des cancers de la peau. Les rayons UVA agressent indirectement les cellules. Les UVB provoquent, eux, des mutations au niveau des gênes. S’exposer de manière répétée favorise ainsi les transformations cancéreuses des cellules.

7. Des catastrophes climatiques ravageuses

Cyclones, inondations, tempêtes : les catastrophes climatiques risquent d’augmenter avec le réchauffement. "Les modèles prévisionnels laissent penser en effet que leur fréquence va se multiplier", estime Michel Galliot de l’Onerc. Ces catastrophes font de nombreuses victimes. Plus de 80 000 morts et 50 000 disparus pour le cyclone Nargis de 2008 en Birmanie. Le réchauffement climatique élève le niveau de la mer et augmente le risque de pluies intenses et d’inondations des côtes. Un danger important pour la moitié de la population mondiale, qui vit à moins de 60 km de la mer. Outre les risques de noyades, les inondations favorisent les affections respiratoires, les pathologies liées au stress, les maladies diarrhéiques et infectieuses ou encore la malnutrition.

8. Une recrudescence du paludisme

Le réchauffement climatique devrait affecter les maladies à vecteurs, autrement dit transmises par un insecte. Comme des moustiques pour le paludisme, l’une des maladies les plus sensibles aux conditions thermiques et hygrométriques. La zone géographique de transmission devrait s’étendre avec la hausse des températures. "Mais aussi du fait d’autres facteurs, comme les échanges internationaux", précise Michel Galliot de l’Onerc. La maladie pourrait toucher des régions jusqu’alors épargnées grâce à leur climat. Comme une grande partie du Maghreb, le sud de la Chine ou certaines zones du Mexique et du Brésil, d’après les estimations de Jean-Pierre Besancenot, directeur de recherche au CNRS. Pour la France, le risque resterait cependant "minime".

9. Une baisse de la mortalité hivernale

Un bénéfice inattendu du réchauffement climatique : la mortalité hivernale devrait baisser dans les zones tempérées, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec). Même si des vagues de froid exceptionnelles pourraient toujours se produire. Avec une hausse des températures de 1,5 à 2 °C en hiver, "le nombre de décès pourrait reculer d’entre 5 et 7 % au cours du trimestre décembre-février" en France, selon les estimations de Jean-Pierre Besancenot du CNRS.

Autre point positif : la production agricole de certaines régions de latitude élevée pourrait accroître sous l’effet du réchauffement.

10. Des régions plus concernées en France

Certaines régions françaises risquent de souffrir davantage des changements climatiques. Les centres urbains subissent de plein fouet les conséquences des canicules et vagues de chaud. La densité de population crée un effet dit "d’îlot de chaleur", qui aggrave la surmortalité. Les zones littorales restent les plus exposées aux possibilités d’inondations. "L’élévation du niveau de la mer touchera en priorité les côtes basses et les zones marécageuses. Mais l’érosion marine des falaises va aussi s’accentuer", indique Michel Galliot, de l’Onerc. Quant aux montagnes, "leur biodiversité risque de se retrouver fragilisée". Les départements et territoires d’outre-mer sont plus exposés aux catastrophes climatiques, comme les cyclones, mais aussi les maladies de type paludisme.

11. Sources

- Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc).

- Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

- Organisation mondiale de la santé (OMS).

- Greenpeace France.

- Institut de veille sanitaire (InVS).

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Culture

 

Le Monde (17/18 mai 2009)
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Cahier du Monde (13 mai 2009)

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18.05.2009

Orthographe quotidien

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